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Superintendant de flotte comparant des grilles d'évaluation de logiciels GMAO maritime face à un port de commerce

Choisir son logiciel de GMAO maritime : la grille de 32 critères (+ trame d'appel d'offres)

Ali Messoudi

Choisir un logiciel de GMAO maritime n’est pas un achat informatique : c’est une décision d’exploitation. L’outil que vous retiendrez conditionnera la façon dont vos chefs mécaniciens déclarent leurs heures de fonctionnement, dont votre superintendant prépare un arrêt technique, dont votre DPA prouve à un auditeur que le plan de maintenance du navire est réellement appliqué. Un mauvais choix ne se paie pas en licences perdues, il se paie en immobilisations, en non-conformités et en démotivation des équipages.

Le problème, c’est que la plupart des comparatifs s’arrêtent à une liste de fonctions cochées. Or, sur un navire, la fonction ne vaut rien sans les conditions dans lesquelles elle s’exécute : connexion satellite intermittente, équipage qui tourne toutes les six semaines, auditeur qui demande une trace horodatée trois ans en arrière. Nous avons publié une première approche synthétique avec 10 critères pour choisir son logiciel de GMAO ; l’article que vous lisez va nettement plus loin.

Vous trouverez ici une méthode complète : cadrer le besoin avant de comparer, une grille de 32 critères répartie en 6 familles, une méthode de pondération et de scoring, les questions pièges à poser en démonstration, une trame d’appel d’offres réutilisable, les signaux d’alerte qui doivent vous faire reculer, et un calcul de coût total de possession sur 3 ans avec un exemple chiffré.

1. Cadrez votre besoin avant de comparer quoi que ce soit

Une grille de critères appliquée sans cadrage produit toujours le même résultat : l’éditeur qui coche le plus de cases gagne, et vous achetez une usine à gaz. Commencez par écrire noir sur blanc quatre paramètres.

Taille et structure de la flotte

Un armement de deux vedettes de pilotage n’a pas les mêmes besoins qu’une compagnie de ferries de quinze unités. En dessous de trois navires, la priorité est la simplicité d’usage et la rapidité de mise en route ; l’administration de la donnée peut rester manuelle. Entre quatre et quinze navires, le sujet devient la standardisation : mêmes arborescences d’équipements, mêmes codes de tâches, mêmes catalogues de pièces, faute de quoi la consolidation flotte sera illisible. Au-delà, ce sont les droits, les référentiels partagés et l’intégration au système d’information de l’armement qui pèsent le plus lourd.

Typologie de navires et d’exploitation

La typologie détermine les modules réellement structurants. Un superyacht a besoin d’une gestion fine des certificats d’équipage et d’un historique impeccable pour la valeur de revente. Un ferry ou un navire à passagers doit produire des listes de passagers conformes au formulaire IMO FAL 6 et gérer des rotations courtes avec des créneaux de maintenance très contraints — d’où l’intérêt d’un module Passagers intégré plutôt qu’un tableur parallèle. Un remorqueur ou une vedette de pilotage tourne sur des compteurs moteur élevés et a besoin d’un déclenchement de tâches par compteurs d’heures fiable. Un navire de pêche hauturière ou un support offshore part longtemps : la gestion des pièces détachées embarquées devient le sujet numéro un.

Niveau de maturité de l’organisation

Soyez lucide sur votre point de départ. Trois situations reviennent constamment :

  • Niveau 0 — tout est sur papier ou sur tableur. L’enjeu n’est pas la richesse fonctionnelle mais l’adoption : un outil que le bord prend en main en une demi-journée, sur un périmètre réduit (maintenance et équipements) avant d’ouvrir achats et stocks.
  • Niveau 1 — une GMAO existe mais n’est pas utilisée à bord. Le problème est presque toujours l’ergonomie mobile et le mode hors ligne. Le critère décisif devient la synchronisation.
  • Niveau 2 — une GMAO utilisée, mais des données peu exploitables. Vous cherchez de l’analyse, de la consolidation flotte, des indicateurs de coûts et des interfaces avec la comptabilité.

Contraintes de classe, de pavillon et d’assurance

Listez précisément ce à quoi vous êtes soumis avant de rédiger la moindre exigence : Code ISM et audits SMS, éventuel schéma de maintenance préventive approuvé par la société de classification (PMS class scheme), inspections d’État du port, exigences du pavillon, MLC 2006 pour les brevets et les temps de repos, obligations d’assurance P&I. Chaque contrainte se traduit en une exigence de traçabilité, pas en une case à cocher. Notre article sur le Code ISM et la conformité de la maintenance détaille cette traduction.

2. La grille des 32 critères, en 6 familles

Voici la grille complète. Chaque critère est formulé de façon vérifiable en démonstration : si vous ne pouvez pas voir la réponse à l’écran, considérez que le critère n’est pas satisfait.

Famille A — Fonctionnel bord (6 critères)

CritèreCe que vous devez voir en démonstration
A1Arborescence d’équipements multi-niveauxNavire → système → sous-ensemble → composant, avec héritage des tâches et reprise d’historique en cas de remplacement d’un organe.
A2Déclenchement des tâches par calendrier, compteur et conditionUne même tâche déclenchée à 250 h ou 3 mois, au premier terme échu, sans double création.
A3Exécution d’une intervention par un mécanicienSaisie du temps passé, des pièces consommées, des relevés, d’un commentaire et d’une photo, en moins de deux minutes.
A4Gestion des pièces et du stock du bordDécrément automatique du stock à la consommation, seuil mini, localisation physique du magasin.
A5Relevés de compteurs et de réservoirsSaisie quotidienne rapide, contrôle de cohérence (pas de compteur qui recule), report automatique sur les échéances.
A6Sécurité de l’interventionPermis de travail, consignation LOTO et habilitation requise rattachés à la tâche, avec blocage si l’habilitation manque.

Famille B — Fonctionnel terre et pilotage de flotte (5 critères)

CritèreCe que vous devez voir en démonstration
B1Vue consolidée multi-naviresUn tableau de bord unique : tâches en retard, certificats à échéance, ruptures de stock, par navire et pour la flotte.
B2Standardisation des référentielsModèle de plan de maintenance dupliquable d’un navire sœur à l’autre, catalogue de pièces commun.
B3Cycle d’achat completDemande du bord → validation terre → demande de prix → commande → réception partielle → rapprochement facture.
B4Suivi budgétaire et coûtsCoût par navire, par système, par nature (pièces, main-d’œuvre, sous-traitance), comparaison budget/réalisé.
B5Préparation d’arrêt techniqueConstitution d’une liste de travaux à partir des tâches reportées et des observations, export exploitable par le chantier.

Famille C — Mobilité, mode hors ligne et synchronisation (5 critères)

CritèreCe que vous devez voir en démonstration
C1Fonctionnement réellement hors connexionMode avion activé devant vous : consultation, création et clôture de tâches doivent rester possibles.
C2Volume de données embarquéesHistorique complet ou seulement les 30 derniers jours ? Les documents et schémas sont-ils disponibles hors ligne ?
C3Gestion des conflits de synchronisationDeux modifications concurrentes bord/terre : que se passe-t-il, et qui arbitre ?
C4Consommation de bande passanteOrdre de grandeur en Mo par navire et par jour, mode dégradé, possibilité de différer les pièces jointes.
C5Ergonomie terrainUtilisable avec des gants, en salle des machines, sur un écran de 6 pouces, sans clavier physique.

Famille D — Conformité et audit (5 critères)

CritèreCe que vous devez voir en démonstration
D1Piste d’audit inaltérableQui a fait quoi, quand, depuis quel appareil ; impossibilité de supprimer un enregistrement sans trace.
D2Gestion des certificats navire et équipageÉchéances, alertes multi-paliers, pièces jointes, historique des renouvellements.
D3Non-conformités et actions correctivesOuverture d’une NC, analyse de cause, action, responsable, échéance, clôture avec preuve.
D4Export pour auditGénération en séance d’un dossier PDF/Excel : plan de maintenance, taux de réalisation, retards justifiés.
D5Journal machine numériqueRelevés horodatés et signés, conformes aux attentes d’un inspecteur, exportables en registre continu.

Famille E — Intégrations, API et interopérabilité (5 critères)

CritèreCe que vous devez voir en démonstration
E1API publique documentéeDocumentation accessible, authentification, limites d’appels, exemples ; pas une simple promesse commerciale.
E2Interface comptabilité / ERPExport des commandes et factures dans votre plan comptable analytique, avec les axes navire et nature.
E3Interface RH et gestion d’équipageReprise des brevets, visites médicales, rotations, sans double saisie avec le crewing.
E4Télémétrie et données machineImport automatisé de compteurs ou d’alarmes depuis l’automate, la centrale d’acquisition ou un boîtier tiers.
E5Fournisseurs et cataloguesImport de catalogues, envoi de demandes de prix par courriel structuré, référence fabricant conservée.

Famille F — Éditeur, contrat et pérennité (6 critères)

CritèreCe que vous devez voir en démonstration
F1Hébergement et localisation des donnéesPays d’hébergement, sous-traitants, chiffrement, sauvegardes et test de restauration documenté.
F2Conformité RGPDRegistre des traitements, accord de sous-traitance (DPA), durée de conservation des données d’équipage.
F3Réversibilité des donnéesExport complet, à tout moment, dans un format ouvert (CSV/JSON), pièces jointes comprises, sans facturation dissuasive.
F4SLA et supportTaux de disponibilité engagé, délais de première réponse par niveau de gravité, langues (français et anglais), horaires couvrant les fuseaux de votre flotte.
F5Roadmap et gouvernance produitRythme des versions, comité utilisateurs, procédure de demande d’évolution, historique réel des livraisons.
F6Coût total sur 3 ansLicences, mise en service, reprise de données, formation, interfaces, matériel, coût interne : un chiffre unique et comparable.

3. Pondérer et scorer : la méthode

Trente-deux critères ne se valent pas. Sans pondération, une grille favorise mécaniquement les solutions généralistes riches en fonctions secondaires.

Étape 1 — définir les critères éliminatoires

Avant toute note, isolez trois à cinq critères knock-out : si la solution échoue, elle sort, quel que soit son score global. Pour une flotte hauturière, C1 (hors ligne réel), D1 (piste d’audit) et F3 (réversibilité) sont des candidats évidents. Cette étape élimine généralement la moitié de la liste initiale en une semaine.

Étape 2 — pondérer par famille

Répartissez 100 points entre les six familles en fonction de votre cadrage. Un exemple de répartition pour un armement de six navires à passagers : bord 25, terre 20, mobilité 20, conformité 20, intégrations 5, éditeur et contrat 10. Une flotte de servitude portuaire, connectée en permanence, descendra la mobilité à 10 et montera les intégrations à 15.

Étape 3 — noter de 0 à 4

  • 0 — absent.
  • 1 — annoncé sur la roadmap, non démontré.
  • 2 — présent mais avec contournement manuel.
  • 3 — présent et démontré sur vos propres données.
  • 4 — présent, démontré, et utilisé en production par une référence comparable à la vôtre.

Refusez la note 3 si la démonstration a été faite sur un jeu de données de l’éditeur. Exigez d’injecter un extrait réel : un de vos moteurs, dix de vos pièces, trois de vos certificats. C’est le meilleur révélateur d’une solution non maritime maquillée en GMAO navire.

Étape 4 — calculer et interpréter l’écart

Le score d’une famille est la moyenne de ses critères, rapportée à 4 et multipliée par le poids de la famille ; le total sur 100 permet la comparaison. En dessous de 10 points d’écart entre deux solutions, le score ne décide pas : ce sont l’adoption par les équipages et la qualité du support qui trancheront. Au-delà de 20 points, l’écart est structurel.

4. Les questions pièges à poser en démonstration

Une démonstration commerciale est un parcours balisé. Sortez-en avec ces questions, qui révèlent en quelques minutes le niveau de maturité réel d’une solution.

  • « Coupez le Wi-Fi maintenant, et créez une intervention non planifiée avec deux photos. » La question la plus rentable de toute la sélection.
  • « Montrez-moi ce qui se passe si le bord et la terre modifient la même tâche pendant la période hors ligne. »
  • « Un chef mécanicien débarque et son remplaçant arrive : montrez-moi la passation, et ce que le nouveau voit de l’historique. »
  • « Un compteur a été saisi avec une faute de frappe il y a trois semaines : corrigez-le devant moi, et montrez ce qu’en verra un auditeur. »
  • « Sortez maintenant l’export complet de toutes mes données, pièces jointes comprises, comme si je résiliais demain. »
  • « Combien de mégaoctets par navire et par jour transitent en exploitation normale ? »
  • « Qui répond au téléphone un dimanche à 22 h si le bord ne peut plus se connecter avant une inspection ? »
  • « Puis-je parler à un client qui exploite le même type de navire que moi, sans que vous soyez dans la conversation ? »
À retenir : une solution qui refuse de couper la connexion, de manipuler vos données réelles ou de vous donner une référence directe vous dit l’essentiel sans le formuler. Trois refus valent une élimination.

5. Trame d’appel d’offres (RFP) prête à l’emploi

Reprenez cette structure telle quelle. Elle tient en huit à douze pages et suffit pour une flotte jusqu’à une trentaine de navires.

  1. Présentation de l’armement — activité, effectifs terre et navigants, organisation de la maintenance, interlocuteurs du projet.
  2. Description de la flotte — tableau : nom, type, longueur, année, puissance propulsive, pavillon, société de classification, zone d’exploitation, connectivité disponible.
  3. Situation actuelle — outils en place, volumétrie (nombre d’équipements, de tâches actives, de références en stock), points de douleur classés.
  4. Objectifs mesurables — taux de réalisation du plan de maintenance supérieur à 90 %, zéro certificat expiré, délai d’approvisionnement d’une pièce critique divisé par deux.
  5. Périmètre fonctionnel demandé — reprendre les 32 critères, en marquant chacun « obligatoire », « souhaité » ou « optionnel ».
  6. Exigences techniques — mode hors ligne, systèmes d’exploitation mobiles, navigateurs, bande passante disponible à bord, matériel envisagé.
  7. Exigences de sécurité et de conformité — hébergement, RGPD et DPA, chiffrement, sauvegardes, plan de continuité, gestion des accès et des rôles.
  8. Intégrations attendues — nom et version des systèmes cibles, sens des flux, fréquence, volumétrie, responsable de l’interface.
  9. Reprise de données — périmètre repris, format source, qui saisit, qui contrôle, critère de recette de la reprise.
  10. Déploiement et conduite du changement — navire pilote, calendrier tenant compte des escales et des relèves, formation bord et terre, support des trois premiers mois.
  11. Exigences contractuelles — durée, SLA, pénalités, révision tarifaire, réversibilité, propriété des données, continuité en cas de cession de l’éditeur.
  12. Cadre de réponse financière — grille imposée : coût par navire et par mois, mise en service, reprise, formation à la journée, interfaces au forfait, TCO 3 ans.
  13. Modalités de sélection — calendrier, pondération annoncée, format de démonstration imposé (scénarios fournis par vos soins), références demandées.

Imposez le cadre de réponse financière : sans grille commune, la comparaison des offres est impossible. Nos tarifs par navire et par mois sont publics, ce qui simplifie déjà cette ligne du dossier.

6. Les signaux d’alerte à ne pas ignorer

  • Le mode hors ligne « en cours de développement ». En mer, une fonctionnalité annoncée n’existe pas.
  • L’export de données facturé ou limité. Une réversibilité payante est une clause de captivité déguisée.
  • La démonstration exclusivement sur données de démonstration. Elle masque presque toujours une rigidité du modèle de données.
  • Un devis sans ligne « reprise de données ». C’est le poste le plus souvent sous-estimé, et celui qui fait dériver les projets.
  • Un outil industriel générique repeint en maritime. Sans notion de navire, de compteurs multiples, de certificats ni de rotations d’équipage, vous paierez la personnalisation trois fois.
  • Aucune référence maritime comparable. Vous financeriez l’apprentissage de l’éditeur.
  • Un support uniquement par formulaire, en une seule langue, aux heures de bureau d’un seul fuseau.
  • Une roadmap sans historique. Demandez les versions livrées des douze derniers mois, pas les promesses des douze prochains.
  • Un contrat sans SLA chiffré. « Meilleurs efforts » n’engage personne.

7. Le coût total de possession sur 3 ans

Le prix de la licence représente rarement plus de la moitié de la dépense réelle. Voici la liste des postes à consolider, puis un exemple chiffré pour une flotte de six navires, hypothèse d’un abonnement à 100 € par navire et par mois.

PosteScénario A — SaaS maritimeScénario B — solution générique à personnaliser
Licences / abonnement (6 navires × 36 mois)21 600 €18 000 €
Mise en service et paramétrage4 000 €15 000 €
Reprise de données (équipements, plans, stocks)6 000 €12 000 €
Développements spécifiques (maritime, hors ligne)0 €20 000 €
Interfaces (comptabilité, crewing)4 000 €8 000 €
Formation bord et terre3 500 €6 000 €
Matériel mobile (12 tablettes durcies)4 800 €4 800 €
Coût interne projet (jours-homme internes)9 000 €18 000 €
Maintenance corrective des spécifiques (3 ans)0 €9 000 €
TCO 3 ans52 900 €110 800 €

Ces montants sont des ordres de grandeur observés sur des projets de taille comparable, pas une grille tarifaire : ils varient fortement selon la qualité de vos données de départ. Le point important est la structure du coût. L’écart entre les deux scénarios ne vient pas de l’abonnement — il est même plus élevé en A — mais des développements spécifiques et du temps interne. C’est précisément ce que le comparatif limité au prix de la licence ne montre jamais.

Deux éléments manquent à ce calcul et sont souvent décisifs : le coût d’une non-conformité ou d’un retard d’escale — une immobilisation évitée rembourse plusieurs années d’abonnement — et les gains d’exploitation (moins d’achats en urgence, moins de stock dormant). Voir réduire les coûts d’entretien du navire.

8. Après la signature : la mise en œuvre décide de tout

Une grille parfaite ne protège pas d’un déploiement raté. Trois règles : démarrez par un navire pilote sur un périmètre restreint ; désignez nommément un référent à bord et un à terre ; ne reprenez jamais des données que vous savez fausses. Points de vigilance détaillés dans notre check-list de mise en place, ainsi que dans notre inventaire des erreurs les plus fréquentes en déploiement de GMAO.

FAQ

Combien de temps faut-il pour choisir un logiciel de GMAO maritime ?

Huit à douze semaines pour une flotte de moins de dix navires : deux semaines de cadrage, deux de consultation, trois à quatre de démonstrations sur vos données, deux de négociation. En dessous de six semaines, vous choisirez sur une impression commerciale plutôt que sur des preuves.

Faut-il retenir une GMAO industrielle généraliste ou une GMAO maritime ?

Une GMAO généraliste couvre bien la maintenance d’usine mais ignore par construction le navire comme entité, les compteurs multiples, les certificats de pavillon et de classe, les rotations d’équipage et le fonctionnement hors connexion. Ces manques se comblent par des développements spécifiques, dont le coût apparaît au TCO 3 ans. Comparaison détaillée dans pourquoi choisir un logiciel de GMAO maritime.

Comment vérifier réellement le mode hors ligne pendant une démonstration ?

Demandez à activer le mode avion sur l’appareil de démonstration, puis effectuez quatre actions : consulter l’historique d’un équipement, créer une intervention imprévue, y joindre deux photos, clôturer une tâche planifiée. Rétablissez ensuite la connexion et vérifiez que tout est remonté sans perte ni doublon. Notre module Maintenance est conçu pour ce scénario.

Que doit contenir la clause de réversibilité ?

Trois choses : le format d’export (ouvert et documenté), le périmètre exporté (données et pièces jointes, y compris photos et PDF de certificats), et le délai maximum de mise à disposition après demande. Ajoutez la gratuité de l’export pendant toute la durée du contrat et six mois après sa fin.

Comment pondérer si mes navires ont des profils très différents ?

Construisez une grille par segment homogène, puis conservez une seule famille commune : « éditeur et contrat ». Vous obtenez deux scores fonctionnels et un score contractuel unique. Si aucune solution ne dépasse 70 sur 100 sur les deux segments, envisagez sérieusement deux outils plutôt qu’un compromis médiocre — à condition que la consolidation flotte reste possible par export.

Conclusion

Choisir un logiciel de GMAO maritime revient à répondre à une question simple : dans trois ans, serai-je capable de prouver en quinze minutes que la maintenance de chacun de mes navires est faite, tracée et financée correctement ? La grille de 32 critères, la pondération, les questions pièges et le TCO 3 ans servent à instruire cette question avec des preuves plutôt qu’avec des brochures.

Smart Sailors est une GMAO maritime conçue par des marins, utilisée sur plus de 400 navires, avec une application mobile qui fonctionne réellement hors connexion et 12 modules couvrant la maintenance, les équipements, les stocks, les achats, les certificats et l’équipage. Le meilleur moyen de nous confronter à votre propre grille reste de tester : demandez une démonstration avec vos données ou lancez un essai gratuit de 30 jours, mode avion compris.

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