Une ligne de quart se saisit en moins de dix secondes, d'une main, avec des gants, sur un écran mouillé, sans réseau. Et contrairement au cahier de la passerelle, elle alimente votre maintenance et se prouve.

Le journal est le dernier registre encore tenu sur papier à bord. C'est aussi celui qu'on vous demandera de produire le jour où quelque chose est contesté.
Un carnet unique est un point de défaillance unique. Trempé, perdu, ou simplement resté sur le bateau, il emporte tout l'historique avec lui. Une saisie qui se synchronise à terre supprime ce risque.
L'heure moteur relevée pendant le quart finit dans une colonne de texte, puis dans un tableur, quand quelqu'un y pense. Saisie dans le journal, elle devient un vrai relevé de maintenance et recalcule les échéances toute seule.
Un tableur se retouche sans laisser de trace, et c'est précisément ce qui le disqualifie en cas de contestation. Des entrées immuables et horodatées donnent au document une crédibilité que le papier seul n'a pas.
Quatre choses que le cahier de la passerelle ne fera jamais.
Un bouton « RAS » en un appui pour le quart calme, ou la saisie détaillée avec les blocs repliés. Les chiffres se règlent avec de gros boutons plus et moins, jamais au clavier.
Tout se saisit sans réseau. L'heure conservée est celle de votre saisie, pas celle de la synchronisation : une ligne écrite à 03h15 au large reste datée de 03h15.
Le compteur saisi pendant le quart est un vrai relevé de maintenance : il recalcule les échéances et déclenche les tâches, sans double saisie.
La liste de flotte affiche, pour chaque navire, sa dernière ligne saisie. Un journal sans entrée depuis plus de trois jours passe en rouge.
Ce module fait partie de la plateforme Smart Sailors, le logiciel de GMAO maritime qui réunit les douze modules dans un seul abonnement.
Découvrir le logiciel GMAO maritime Smart Sailors →Un journal ne vaut que par la confiance qu'on lui accorde. Un tableur se retouche, un cahier se réécrit.
Aucune modification, aucune suppression après validation — y compris côté serveur. Une erreur se corrige par un rectificatif qui référence la ligne d'origine et la laisse visible, comme la rature contresignée du registre papier.
Chaque entrée reçoit une empreinte SHA-256 calculée sur son contenu et sur celle de l'entrée précédente. Modifier une ligne ancienne casserait l'empreinte de toutes les suivantes.
Heure de l'événement, heure de saisie, heure de réception par le serveur. C'est ce qui distingue une écriture faite sur le moment d'une reconstitution du soir.
Numéros attribués par le serveur, jamais réutilisés. Un contrôle automatique vérifie qu'aucun ne manque : une ligne supprimée en base laisserait un trou visible.
Signer une page fige les numéros de lignes couverts et enregistre une empreinte de leur contenu exact. Vous ne signez pas une date : vous signez ces lignes-là, dans cet état-là.
Ce dispositif constitue un faisceau de preuves techniques solide, présentable à un assureur, à un auditeur ISM, à une inspection ou devant une juridiction. Ce n'est pas pour autant un registre administrativement homologué, et Smart Sailors ne se substitue pas à un document exigé sous une forme particulière par votre pavillon. La mention figure en pied de vos exports PDF.
Tenir le journal et signer les pages sont deux permissions distinctes. Celui qui écrit pendant son quart n'est pas forcément celui qui arrête et vise la journée — c'est la répartition du registre papier, où le quart écrit et le commandant vise. La lecture reste ouverte à tout utilisateur ayant accès au navire, sans réglage.